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Apportant une touche naturelle et douce à des aménagements souvent très minéraux, le bois est de plus en plus présent dans l’espace public. Et les essences françaises, telles que le pin, le châtaignier, le robinier ou le chêne sont très appréciées, notamment pour le mobilier urbain.

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Spécialisé dans la production de mobilier écologique et d’aménagements en bois, l’atelier Chatersèn développe une approche globale de son activité à partir de l’utilisation de brins de châtaignier issus des travaux d’entretien de forêts dans les Cévennes.

Jardinière, banc, poubelle, panneau d’information, corbeille, abri pour vélos… le mobilier urbain est partout dans la ville. Longtemps réduit à de simples objets fonctionnels, il est désormais non seulement un outil au service de la valorisation du patrimoine et de l’histoire de la cité, mais permet également de marquer l’ « identité visuelle » de la ville. Certaines communes ont même développé leur propre gamme de mobilier urbain créée par un designer.

 

 

 

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Photo : Atelier Chatersèn

 

Du mobilier « responsable »

Si la praticité, l’esthétique, l’entretien et le coût global sont parmi les principaux critères de sélection considérés, une grande majorité des collectivités intègre également une réflexion environnementale à leurs critères de sélection du mobilier : il s’agit notamment de favoriser les produits à faible coût carbone, de rechercher des matériaux recyclables, de valoriser du mobilier en fin de vie pour les marchés publics, d’opter pour des produits d’entretien à faible impact environnemental… Cette procédure d’achat responsable ne peut que favoriser le matériau bois, naturel et renouvelable, qui s’accorde toujours avec son environnement, réclame peu d’énergie pour sa fabrication, sans compter qu’il stocke le carbone, surtout s’il est d’origine locale. Si, au regard de la liberté de concurrence, il est interdit d’intégrer des critères géographiques au niveau des marchés publics, il est possible de dépasser cette contrainte en intégrant aux appels d’offres des critères environnementaux comme le « coût carbone ». De même, la recherche d’une exigence en termes de suivi de maintenance peut favoriser la sélection de mobilier d’origine française.

Du mobilier durable

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En Gironde, Alternabois promeut une essence locale très résistante, le robinier, et propose une offre dédiée aux espaces publics avec rondins, signalétiques, composteurs, bacs à fleurs, mobilier et aires de jeux.

L’usage du bois dans la ville est de plus en plus fréquent et apprécié. Dans les espaces publics, il intervient pour marquer des limites, sous forme de bordures par exemple, ou pour créer des cheminements piétons, sous forme de platelages. Le matériau peut servir de soutènement de terre, sous forme de fascines. Dans le domaine du mobilier urbain, le traditionnel banc en bois est toujours très apprécié : comme il sèche extrêmement vite et n’accumule pas la chaleur du soleil, il est d’un usage confortable.

Côté entretien, on trouve aujourd’hui des essences françaises parfaitement adaptées : naturellement résistantes, elles peuvent être traitées en autoclave, thermohuilées ou subir un traitement à haute température. Écologique, le traitement par haute température confère au bois une meilleure durabilité. Ainsi, nombre d’essences d’origine française, qui ne seraient pas naturellement durables, trouvent de nouveaux emplois, en particulier dans les projets en extérieur.

Du mobilier pour nos villages

À Couture-sur-Loir (41), l’association Les Jardins de Cassandre organise pour la deuxième année un concours dont le but est d’équiper les villages et les petites communes avec du mobilier adapté à leur caractère rural. S’adressant aux artisans, artisans d’art, architectes, paysagistes, plasticiens, designers, étudiants… le concours vise à donner aux villages une vraie identité reliant tradition, modernité et environnement. Il s’agit aussi de favoriser une diffusion plus large des produits issus de l’artisanat, avec l’idée de réduire les circuits de distribution. Après « Les contenants végétaux » en 2013, le concours a pour thème « Les bancs qui bougent » cette année. Une bourse de 1 000 € est remise au créateur primé, et un catalogue largement distribué aux collectivités sera réalisé avec les créations désignées par le jury.

www.mobilierpasurbain.com

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