Accueil > Actualités > Les enjeux de la filière Forêt-Bois pour les élections nationales en 2017 – Nos objectifs et engagements collectifs

Mobiliser, replanter, dialoguer sur les enjeux environnementaux

La filière dispose d’une ressource abondant qu’elle doit davantage mobiliser et stimuler. Elle doit replanter et entretenir un dialogue ouvert sur ses enjeux multiples, notamment écologiques. En un mot, la filière doit être toujours plus éco-citoyenne. 

Mobiliser la ressource

  • La filière est engagée dans le Plan National Forêt Bois qui a fixé d’ambitieux objectifs de mobilisation de la ressource (+12 millions de m3 de bois récolté sur 10 ans). Cela va de pair avec l’engagement de la filière au sein de la dynamique impulsée par la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) et la réduction par 4 des émissions de gaz à effets de serre à l’horizon 2050.
  • Au niveau international, les objectifs fixés à l’horizon 2020 en matière environnementale et la réussite des défis de la COP21 reposent en grande partie sur la contribution déterminante de la forêt et du bois

Renouveler

1- Replanter et transmettre le capital forestier issu d’efforts séculaires
Depuis près de 30 ans, la forêt est en mal d’une initiative publique d’ampleur pour assurer son renouvellement grâce à la replantation, comme ce fut le cas lorsque le Fonds Forestier National (FFN) assurait des vagues de plantations successives et régulières. Il est de notre responsabilité collective (pouvoirs publics et filière) de rendre possible la vitalité de notre secteur, aujourd’hui comme demain, grâce à la pérennisation de la ressource.

2- Adapter la forêt et préparer les ressources forestières du futur
La forêt du futur devra fournir des ressources variées et une vaste gamme de services écosystémiques. Elle a vocation à contribuer à la lutte contre les changements climatiques en participant à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et en étant adaptée, d’une part à cet environnement changeant et incertain, et d’autres part, aux futurs usages industriels du bois et de ses constituants.

3- Encourager les initiatives de financement existantes et à venir
Le Plan « recherche-innovation 2025 filière Forêt-Bois » a recensé les outils de financement pour la RDI (R&D – Innovation) et les financements innovants. Des constats et recommandations ont été formulés pour dynamiser et encourager les initiatives de replantation (par ex. « Soutenir et accélérer le développement de méthodologies de valorisation des services écosystémiques et étudier la mise en oeuvre de dispositions réglementaires et fiscales à même de pérenniser le paiement pour ces services.

Dialoguer sur les enjeux environnementaux et citoyens du bois

1- La gestion dynamique de la forêt est un enjeu majeur. Sa préservation, son renouvellement et son peuplement dans le respect des ressources feuillues et résineuses doivent faire l’objet d’un dialogue environnemental et citoyen sur l’avenir de la ressource et la mobilisation du matériau bois dans la Cité.

2- La filière produit des services environnementaux non marchands indispensables à l’équilibre atmosphérique, au maintien de la biodiversité, à la qualité de l’eau, etc. Il est indispensable valoriser significativement ces services éco-systémiques de la forêt.

Alors que les écosystèmes forestiers prélèvent le CO2 de l’atmosphère, l’utilisation des produits bois prolonge le stockage du carbone et permet d’éviter des émissions de gaz à effet de serre en se substituant à des matériaux coûteux en énergie. Les compensations de près de 20% des émissions annuelles de CO2 françaises par le stockage du carbone dans la forêt, puis dans les produits, passe aussi par une substitution du bois aux matériaux énergivores. Les aménités environnementales et sociétales de la forêt et des produits à base de bois doivent être mieux valorisées du point de vue économique. L’Etat s’est engagé à soutenir la taxe carbone aux prix plancher de 30€. 

Pérenniser les métiers et les compétences

Transmettre les compétences…

La filière se mobilise pour l’attractivité des métiers du bois et la préservation de savoir-faire industriels.

1- Les métiers du bois nécessitent de l’excellence, notamment pour un secteur comme la construction. Au sein de celui-ci la qualification des acteurs, la formation et les compétences des compagnons, des artisans et des salariés sont indispensables à la réalisation des ouvrages.

2- Il faut faciliter les échanges entre ingénieurs, architectes, chercheurs et professionnels rassemblés par exemple au sein d’une entité ou de pôles d’excellence de type campus-bois (projet université proposé dans la réflexion innovation).

Sensibiliser aux enjeux de la fiscalité et l’investissement

La filière doit continuer de sensibiliser les acteurs publics, nationaux et régionaux ç ces enjeux.

Il existe de nombreux outils pour financer la RDI au sein de la filière Forêt-Bois mais peu d’entre eux sont complètement dédiés à cette filière. Globalement modestes, ces financements peuvent être davantage rationalisés ou objectivés et, pour certains, accrus. (extrait du Plan « Recherche-innovation 2025 filière Forêt-Bois).

Investir

Le Plan « Recherche-Innovation 2025 filière Forêt-Bois » revient sur des orientations d’investissement pour la filière toute entière :

  • Développer les usages du bois et les nouveaux usages du bois dans une perspective bioéconomique en renforçant la compétitivité industrielle (c’est-à-dire : moderniser et adapter l’appareil industriel de la 1ère et 2ème transformation pour faire entrer la filière et ses professionnels dans l’ère de la robotique pour les procédés industriels et dans l’ère du numérique pour la filière bois et ameublement);
  • Valoriser la ressource nationale pour créer de la valeur ajoutée sur le territoire national en utilisant les ressources locales en bois de construction et en améliorant les procédés de transformation des gros bois; ne pas décourager l’exportation de produits transformés;
  • Développer la construction bois en rendant le matériel et ses multiples produits dérivés efficients et robustes du point de vue technique, environnemental et socio-économique;
  • Développer les nouveaux marchés, procédés et produits. Structurer et amplifier la recherche sur la chimie du bois et créer des démonstrateurs en s’appuyant sur le tissu industriel et les moyens de recherche ainsi que sur la diversité des ressources lignocellulosiques françaises.

Pour Cyril Le Picard, président de France Bois Forêt : » La valorisation des investissements d’entreprises vers la forêt au travers de la compensation carbone ou du mécénat écologique sont des pistes concrètes de mécanismes innovants à favoriser et mettre en place rapidement. »

Fédérer autour de l’innovation

L’innovation et la recherche et développement sont les marqueurs d’avenir de la filière

De nombreux industriels et entrepreneurs migrent vers des business models plus modernes, portés par l’innovation. Nous devons collectivement structurer le segment industriel et le tissu entrepreneurial pour mieux accompagner les entreprises sur la voie de l’innovation.

L’innovation est fédératrice

La complémentarité amont/aval permet de fixer des objectifs concrets et de mobiliser l’ensemble des forces vives.

Les structures de recherche de la filière sont impliquées dans un plan dédié

La CDC, le CNPF-IDF, l’INRA et le FCBA ont rendu en 2016 le rapport déjà évoqué « Recherche-Innovation 2025 filière Forêt-Bois ». Il va aboutir à un plan Recherche-Développement-Innovation pour l’ensemble de la filière.

Les trois priorités de ce plan RDI, au travers de 13 macro-projets précis font une large part à la transition numérique et à la lutte contre le changement climatique :

1- Accroître les performances du secteur par des approches systèmes

2- Développer les usages du bois et les nouveaux usages du bois dans une perspective bioéconomique en renforçant la compétitivité industrielle

3- Adapter la forêt et préparer les ressources forestières du futur

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